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Une extrême variété de paysages, de sols, de caractères climatiques, une France en réduction où se mêlent les influences du nord et du sud, où se délimite la frontière septentrionale du franco-provençal, où se partagent les eaux entre l’Atlantique et la Méditerranée, la Saône et Loire dite Bourgogne du sud constitue une mosaïque de pays allant de la plaine vallonnée de la Bresse aux contreforts du Morvan, ou bien encore des grès du Charolais aux calcaires du Mâconnais.
Bocages et vallons du Charolais, étangs poissonneux de la Bresse et forêts mystérieuses du Morvan, sur ces paysages à l’indicible charme se découpe un patrimoine pour le moins extraordinaire : des lavoirs aux fermes typiques, des châteaux aux abbayes, et la plus forte concentration d’architecture romane de France.
Constitué par les deux bras ouverts de la Loire à l’Ouest, et de la Saône à l’Est, le département de Saône et Loire abrite d’authentiques joyaux gourmands ! Bœufs et moutons Charolais, volailles de Bresse, vins de Bourgogne, de la côte Chalonnaise, du Mâconnais, et du Beaujolais, fromages de chèvre, primeurs et maraîchers de Bresse, s’imposent sur les meilleures tables.
Du point de vue touristique, le territoire est un département rural où l’offre est diffuse. Il ne possède pas de grandes villes, aucune ville n’a plus de 60 000 habitants, ou de grands sites capables à eux-seuls de provoquer un déplacement touristique. Les meilleures fréquentations de sites payants sont rarement supérieures à 100 000 visiteurs. La Saône et Loire fait partie de ces départements de l’intérieur qui doivent mettre en place des éléments structurants ou des éléments de différenciation suffisamment forts pour donner une existence à la destination touristique.

Pour répondre à cet objectif, le département a beaucoup investi pour la mise en place d’équipements structurants comme la Voie Verte et bénéficie :
- D’une richesse patrimoniale forte (Solutré, Bibracte, Cluny, Autun,…),
- De nombreuses voies d’eau (Saône, Loire, Canal du Centre, Canal Latéral à la Loire,…),
- D’un terroir d’exception,
- D’une gastronomie enviée et de vins fameux.
Il souhaite que le Tourisme devienne un vecteur de croissance économique important et pour cela l’enjeu est de pouvoir rassembler l’offre, de l’organiser et de la mettre en marché par des actions de marketing direct et sur divers réseaux de commercialisation.
De fait, la Bourgogne du Sud souffre d’un déficit de notoriété et de commercialisation, alors que le potentiel existe.
Alors que le développement de l’Internet comme outil d’information, de décision et d’achat pour les loisirs et les vacances amène 7 internautes sur 10 à préparer leurs vacances grâce à lui et 4 sur 10 à les réserver par son biais. Il est critique pour le département d’être présent sur le Web.
C’est ainsi que le schéma départemental du Conseil Général a mis en évidence qu’il devenait nécessaire de :
- Mieux valoriser auprès de l’internaute le contenu de grande qualité des bases de données et de faciliter sa recherche, quel que soit son mode d’entrée,
- Faciliter l’alimentation de ces bases par tous les partenaires touristiques - Offices du tourisme (ODT), Prestataires, Comité Régional du Tourisme (CRT) - du Comité Départemental du Tourisme (CDT) pour pouvoir gérer l’augmentation croissante de la quantité d’information touristique et sa nécessaire mise à jour.
Pour ce faire, le CDT était mandaté pour faire de son site Internet le fer de lance de la stratégie de marketing et de communication du département.
Dans le principe, le CDT voulait passer d’un site Internet d’information à un véritable système de promotion en ligne, support essentiel de la stratégie marketing et de la mise en réseau des parties prenantes du tourisme dans le département.
De manière formelle, la cible identifiée était :
- Les internautes locaux,
- Les internautes français et étrangers,
- La presse touristique française et étrangère.
Et il s’agissait d’avoir un site Internet qui puisse être :
- Un système de promotion,
- Un support de la mise en réseau et de rapprochement des acteurs,
- Un canal de mise à disposition des informations par les acteurs touristiques,
- Un outil de commercialisation,
- Un outil d’analyse marketing,
- Un système simple dans sa mise en œuvre et son appropriation,
- Un logiciel facilement évolutif vers de nouvelles fonctionnalités.
Le site Internet devait se positionner comme système de promotion, c'est-à-dire qu’il ne doit plus se contenter de répondre aux questions ; mais doit être également en mesure de proposer en mode « push » un bouquet d’offres en lien avec la demande initiale, ceci grâce à un moteur de recherche sémantique de nouvelle génération qui reliera des contenus. L’objectif est d’aller au-devant de la demande et d’être force de proposition afin de séduire le client.

Le site Internet devait être un support à la mise en réseau et au rapprochement des acteurs. Le CDT se doit de constituer un vrai réseau d’information touristique donnant les moyens à ses partenaires/prestataires de mettre à jour les informations les concernant en temps réel.
L’alimentation du site Internet par les acteurs touristiques (OT, prestataires, CDT) devait favoriser un plus grand partenariat entre eux. Ce qui devait retentir, sans aucun doute, sur l’ensemble des actions touristiques complémentaires. Les données devaient être utilisables par tous les partenaires pour leur propre usage (site Internet, éditions, …) puisque l’ensemble des informations répertoriées sur la base de connaissance sera au format Tourinfrance. S’ils le souhaitaient, les partenaires devaient pouvoir également bénéficier, à tarif négocié, des mêmes moteurs de recherches que le CDT pour animer leur propre site.
Le site Internet devait être un outil de commercialisation, c'est-à-dire qu’il devait permettre à l’internaute de passer de la recherche d’information à la réservation de son séjour grâce à des liens avec les sites marchands des partenaires. En fait, le CDT ne se plaçait pas en tant que Centrale de Réservation puisqu’il ne dispose pas des autorisations nécessaires. En accord avec la définition de ses missions, il organise et qualifie l’offre grâce à un mode de sélection basé sur la réglementation en vigueur ainsi que sur sa connaissance des produits. Il soutient également la mise en marché par des actions d’information, de promotion et de marketing direct. La Saône et Loire bénéficie de nombreux opérateurs qui sont compétents dans le domaine de l’élaboration et la vente de produits touristiques. Le CDT soutient donc leurs actions et ne rentre pas en concurrence avec eux. Il agrége différents réseaux de commercialisation (CTRB, Logis de France, Gîtes de France, Accor, Office de Tourism, Via bourgogne,…) multipliant ainsi les canaux de distribution.
Le site Internet devait être un outil d’analyse marketing, grâce à un module d’analyse de la fréquentation, le CDT et ses partenaires devaient pouvoir affiner leur stratégie marketing en fonction des centres d’intérêt des internautes : choix des mots-clefs, modifications de la home-page, adaptation des produits,…Le CDT devait pouvoir réagir en temps réel en prenant en compte les besoins de sa clientèle, afin de passer d’un marketing de l’offre à celui de la demande.

Le site Internet devait être un système simple dans sa mise en œuvre et son appropriation. En effet, le réseau devait pouvoir s’emparer facilement des outils dans sa gestion au quotidien, entre autres pour l’actualisation des offres au jour le jour. De plus, cet outil et notamment la base de données partagées, devait pouvoir remplacer facilement les anciens outils quand ils existaient.
Le site Internet devait être un logiciel facilement évolutif vers de nouvelles fonctionnalités et par exemple être adapté à l’intégration de nouveaux « webservices » : modules cartographiques, traductions automatiques (alimentées par du vocabulaire "métier"), … disponibles actuellement. Les sites partenaires, grâce à leur lien avec le site du CDT, bénéficieront gratuitement des mêmes « webservices ».
C’est avec cette cible que le CDT a lancé un projet dont l’objectif initial était de « d’entrer dans le XXIème siècle avec des outils du même siècle » mais aussi plus globalement de réussir à bâtir une stratégie d’e-tourisme capable de relever les trois défis suivants :
- Le défi politique : mettre d’accord tout le monde autour d’un projet, assurer la participation volontaire de chacun à l’alimentation du réseau, grâce à la création de véritables e-communautés à différents échelons territoriaux ou thématiques,
- Le défi économique : diffuser l’offre touristique sur de nouveaux canaux de distributions pour maximiser l’impact et mesurer les résultats,
- Le défi technologique où l’innovation est permanente en s’appuyant sur des outils sémantiques.
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